True Detective, Ballers, The Brink : OCS fait le plein de nouveautés

Voilà des mois qu’on attendait la saison 2 de True Detective. Où ? A quelle époque ? Quel casting ? Quel meurtre sordide ? Chaque indice ou fausse piste déclenchait les théories les plus poussées sur le nouveau volet de Nic Pizzolatto. Désormais, l’aventure est lancée. OCS et CanalSat proposent cette deuxième saison depuis le 22 juin, ainsi que deux nouvelles séries : Ballers et The Brink.

© 2015 Home Box Office, Inc. All Rights Reserved. HBO® and all related programs are the property of Home Box Office, Inc.

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True Detective (saison 2) ***

Synopsis : En Californie, Frank Semyon (Vince Vaughn), chef d’entreprise le jour et de la mafia la nuit, est sur un gros projet dans les transports en commun. Juste avant la signature du contrat, Ben Casper, politicien corrompu, est retrouvé mort. Trois flics – Ray Velcoro (Colin Farrell), Ani Bezzerides (Rachel McAdams), et Paul Woodrugh (Taylor Kitsch) – doivent travailler ensemble sur l’affaire.

Avis après le premier épisode : Côté casting, rien à redire, tout le monde joue sa partition avec justesse et subtilité. Les quatre personnages principaux ont chacun leur dose d’accidents de la vie, de démons du passé, et autre entourage étrange à gérer. Il faut dire que l’épisode d’exposition (par définition dense) demande une capacité de digestion solide. La multiplication des pistes aurait peut-être pu s’étaler sur les deux premiers épisodes pour nous laisser le temps de prendre nos marques. Cela dit, l’installation d’une ambiance et de figures fortes réussit tout aussi bien que dans la saison 1 à attiser la curiosité.

Ballers (saison 1) **

Synopsis : Légende du football américain, Spencer Strasmore (Dwayne « The Rock » Johnson) s’est reconverti en manager financier pour gérer les fortunes de la nouvelle génération de footballeurs. Entre grosses fêtes et voitures de luxe, ils partent souvent en vrille, mais Spencer veille au grain tout en empochant de jolis gains.

Avis après le premier épisode : Soyons honnête, chez moi, The Rock + football américain = a priori plutôt négatifs. Pourtant, les débuts de cette série, produite par Peter Berg (Friday Night Lights) et Mark Wahlberg, se révèlent être une bonne surprise. Humour, répliques cinglantes, autodérision, sont autant d’ingrédients qui permettent d’accrocher assez rapidement à l’univers proposé. Reste à voir si cet élan premier aura assez de force pour se maintenir dans les prochains épisodes et trouver sa marque de fabrique.

The Brink (saison 1) **

Synopsis : Il s’agit d’une comédie sur les coulisses du pouvoir aux Etats-Unis. Walter Larson (Tom Robbins), en charge des affaires étrangères, tente de dissuader le président américain et son entourage de risquer une troisième guerre mondiale. Au Pakistan, Alex Talbot (Jack Black), fonctionnaire à l’ambassade américaine d’Islamabad, essaie d’aider à sa manière (maladroite et politiquement incorrecte) son pays.

Avis après le premier épisode : L’un des principaux ressorts comiques de cette série s’appuie sur les défauts voire l’incompétence notoire de plusieurs hauts personnages du gouvernement américain. Dans ces rôles, Tim Robbins et Jack Black assurent le spectacle sans problème. On retrouve aussi Pablo Schreiber (alias « Pornstache » dans Orange is the New Black) dans le rôle de Zeke Tilson, un pilote d’avion de l’armée américaine. Les coulisses du pouvoir ayant été pas mal explorées ces dernières années – et ce dans différents genres (House of Cards, Veep…) – espérons que The Brink trouvera sa propre voie.

A retrouver sur OCS City depuis le 22 juin.
Tous les lundis : à 20h55 pour True Detective, à 21h55 pour Ballers, et à 22h25 pour The Brink.

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Chefs : la série de France 2 à déguster…

© France 2

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Ce mercredi 11 février à 20h50, France 2 lance sa nouvelle série Chefs, menée tambour battant par Clovis Cornillac. Avec une autorité naturelle et sans surjouer, il impose son personnage de chef du restaurant Le Paris qui accueille dans son équipe Romain (Hugo Becker), un jeune délinquant en probation. Mais pourquoi l’a-t-il choisi lui ?

Reprenant certains codes du polar, le récit plonge dans les coulisses d’un restaurant gastronomique en pleines difficultés financières. Le chef va devoir faire des compromis et son équipe aussi. Au-delà des magouilles, c’est également tout un microcosme social et hiérarchique mis en mouvement sous l’œil de la caméra.

Les seconds rôles – Annie Cordy en tante mystérieuse de Romain, Juliette en agent de probation franc et direct, ou Robin Renucci en implacable Monsieur Édouard – sont tout aussi intrigants que les protagonistes en cuisine.

La série prend en parallèle une tournure quelque peu onirique. Que ce soit dans les flashbacks ou les apparitions de la mère de Romain, ou dans la vision fantasmée mais assumée de Paris au son léger d’un accordéon, le travail sur les lumières – de jour comme de nuit – apporte sa part de poésie. Cette dernière aide aussi à la retranscription visuelle des sensations et des saveurs lors de la dégustation d’un plat…

Vous pouvez découvrir le premier et le deuxième épisodes dès maintenant !

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12 Monkeys, Helix, et The 100 envahissent Syfy

Pour le lancement de leur soirée «Super Tuesday», Syfy et CanalSat ont sélectionné trois séries américaines inédites en France. Et il y en aura pour tous les goûts.

Désormais, les mardis sur Syfy démarrent avec The 100 : un groupe d’ados délinquants débarquent sur une Terre devenue hostile pour constater si elle peut à nouveau être habitable ou non. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont amoureux et en conflit… S’inscrivant dans la ligne éditoriale romantico-adolescente de la chaîne américaine CW, cette série est plutôt de bonne facture. Parviendront-ils à s’organiser en groupe, seront-ils hiérarchisés, qui a commis quel crime ? Cette expérience sociologique prend place dans un espace apparemment hostile, mais visuellement attractif.

© 2014 Warner Bros

© 2014 Warner Bros

La soirée se poursuit dans une ambiance hautement épidémique. Les hypocondriaques pourraient préférer passer leur chemin. Tout commence avec la nouvelle série 12 Monkeys inspirée du film (une mode risquée mais parfois de belles réussites) de Terry Gilliam, L’Armée des 12 singes. Dans le futur, une épidémie a eu raison de 7 milliards d’humains. James Cole est envoyé en mission dans le passé (à notre époque donc) pour éviter cette catastrophe. Il s’appuie d’abord sur l’aide de la jeune scientifique Cassandra Railly.

Même s’il est difficile de s’en empêcher, il ne s’agit pas de comparer la série au film. Dès les premières images, cet épisode initiatique lance un rythme d’action assez soutenu tout en distillant des éléments de contexte. Imparfait, le résultat est plutôt dense mais ne permet pas de statuer sur le sort de la série qui demande d’en voir davantage. Les interprétations des deux protagonistes ne sont pas sans faille, mais la fin de cet épisode qui introduit un nouveau personnage pique d’autant plus la curiosité.

Pour finir la soirée, Syfy a sélectionné la saison 2 de Helix dont la première saison avait proposé un huis-clos particulièrement efficace dans une base scientifique de l’Arctique. Les survivants de «l’aventure» précédente se retrouvent plongés en ordre dispersé dans une nouvelle énigme épidémique. Une chose est sûre, l’équipe de la série ne relâche pas la pression, ni au niveau d’un scénario riche en rebondissements ni au niveau des effets visuels souvent bien peu ragoûtants. Cette fois, la traque du virus prend place sur une île du Pacifique mais le cadre paradisiaque n’est qu’une façade qui masque une réalité bien plus inquiétante.

Le «Super Tuesday», tous les mardis à 20h45, à partir du 20 janvier 2015.

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Flics et voyous débarquent sur TCM Cinéma

Chaque jeudi d’octobre, la chaîne TCM Cinéma se lance dans le grand banditisme en proposant des films cultes de flics et de gangsters. Pour entamer les festivités, elle diffuse jeudi 2 octobre à 19h40 le documentaire inédit Une nuit au cinéma : Flics et voyous.
Il retrace l’histoire de ce genre cinématographique à grand renfort d’extraits de films (Bullitt, La cité sans voiles, Bonnie and Clyde, Dirty Harry…) enrichis par le commentaire de grands auteurs de polars comme Michael Connelly ou James Ellroy. Un refrain revient encore et encore, tous ces passionnés du genre policier ont découvert ses joies en s’abreuvant de films dans leur plus tendre enfance.Key Visual American Gangsters

Il y a ceux qui ont puisé dans leur vécu parfois douloureux, ceux qui s’inspirent de faits réels, ceux qui se sont mis à l’écriture après avoir été eux-mêmes dans la police pendant des années… Le travail de chacun repose sur des heures de recherches minutieuses, sur la capacité à entrer dans la tête d’un malfrat tout comme dans celle d’un flic.

Le genre se subdivise en sous-catégories comme la comédie policière, le duo de flics, le film noir, les influences documentaires… Braquage, kidnapping, ou prise d’otage, les moyens de faire monter la tension ne manquent pas.

La fascination pour le mal, la solitude, l’âme d’une ville, une exploration de la condition humaine, ces longs-métrages vont bien au-delà d’une simple enquête à résoudre. Avec le temps, le bandit se complexifie et conduit le spectateur à une forme d’empathie, tandis que le policier montre de plus en plus de fêlures qui l’humanisent. Cette figure d’autorité emploie parfois des méthodes controversées voire tombe dans la corruption. En bref, bénéficiant d’une source d’inspiration inépuisable, le genre a de beaux jours devant lui…

Le Parrain

Le Parrain

Pour le reste de la programmation :

Le 2 octobre :
Gangs of New York, de Martin Scorsese
Scarface, de Howard Hawks
Le 9 octobre :
Le Parrain, de Francis Ford Coppola
Le 16 octobre :
Le Parrain II, de Francis Ford Coppola
Le 23 octobre :
Miller’s crossing, de Joel et Ethan Coen
Le Parrain III, de Francis Ford Coppola
Le 30 octobre :
L’impasse, de Brian de Palma
L’ultime razzia, de Stanley Kubrick

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Des citrouilles et des séries ! (TV octobre 2014)

Oui d’accord, c’est un peu tôt pour penser à Halloween mais bon, au prochain post il sera peut-être trop tard ! En bref, la rentrée séries sur les chaînes françaises se poursuit dans l’allégresse et la générosité. En matière de sélection, je conseillerais de ne pas manquer Rectify (qui a déjà été diffusé sur Sundance Channel), mais aussi d’oser l’aventure Extant. Sans tenter pour cette fois un retour vers le futur, je conserve donc une présentation chronologique des nouveautés qui débarquent dans nos télévisions.

MistressesDepuis le 28 septembre, Téva propose la saison 1 de Mistresses** (version US). C’est un remake d’une série britannique racontant les histoires d’amour et les secrets d’un groupe d’amies. Alerte : il s’agit bel et bien d’un soap qui pourrait devenir pour certains un plaisir coupable. Tout n’est pas à jeter, mais certains montages des scènes de coucherie sur fond de musique cliché sont assez ridicules.

M6 se lance le 29 septembre dans l’aventure Extant*** avec dans le rôle principal une Halle Berry qui assure. Une femme part durant 13 mois pour une mission en solo dans une station spatiale, mais à son retour elle apprend qu’elle est enceinte. Sans en faire trop, Extant nous entraîne par petites touches dans un univers d’anticipation avec les flashbacks de la mission spatiale, puis la découverte de l’enfant robot. Accompagnés par un jeu d’acteur sobre et efficace, les premiers épisodes parviennent à trouver un équilibre entre le mystère de la grossesse et les difficultés de l’astronaute à reconnecter avec sa famille.

Déjà diffusé sur Canal+ Family, la série Arrow*** débarque en clair sur TF1 à partir du 8 octobre à 22h40. Disparu en mer, le riche Oliver Queen est retrouvé après avoir passé cinq ans sur une île. Cette expérience l’a changé, il a acquis des techniques de survie et de combat redoutables. Il décide alors de devenir Green Arrow pour débarrasser Starling City de ses criminels. Le coup de la voix-off du protagoniste qui commente ne sonne pas toujours très juste, néanmoins la série promet de l’action avec des scènes de combat maîtrisées. Les premiers épisodes annoncent un bon divertissement qui pourrait s’enrichir à mesure que la vie des personnages se dévoile.

RectifyPour son premier passage en clair, la saison 1 de Rectify**** a élu domicile chez Arte à partir du 16 octobre. Daniel Holden a passé 19 ans en prison pour un viol et un meurtre qu’il n’a pas commis. Il est enfin innocenté grâce à des analyses ADN, et retourne dans sa ville natale pour tenter de se construire une nouvelle vie, malgré les soupçons des habitants. Cette série dépeint tout en finesse les rapports humains et leur complexité, ce qui est tout à fait pertinent. Pour l’instant, pas de fausse note dans le jeu des acteurs qui repose sur la sobriété et le sens du détail à travers un geste ou un regard.

La saison 1 de The Bridge***, adaptation américaine de la série suédo-danoise Bron (Tunnel étant la version franco-britannique) commence sur Jimmy à partir du 23 octobre. Un cadavre coupé en deux est découvert exactement sur la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Les polices des deux pays vont devoir collaborer dans cette enquête. Au départ, les personnages sont loin d’être attachants, et l’interprétation de la personnalité presque autistique de la femme n’est pas toujours convaincante. Toutefois, la structure en enquête étalée sur toute la saison est assez captivante.

A (re)découvrir aussi:

-saison 3 de Veep sur OCS City  à partir du 28 septembre
-saison 2 des Hommes de l’ombre sur France 2 à partir du 1er octobre
-saison 2 de Ainsi soient-ils*** sur Arte, à partir du 2 octobre
-saison 3 de QI sur OCS City à partir du 13 octobre à 22h
-saison 5 de The Walking Dead*** sur OCS Choc à partir du 13 octobre en US+24
-saison 3 de New Girl*** sur TF6, à partir du 14 octobre

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Rentrée séries 2014 : ça donne quoi dans nos TV ?

Pas de panique. D’accord les vacances d’été, c’est fini, et les jours raccourcissent. Mais, septembre est aussi synonyme de rentrée des séries. Nos chaînes de télé nous ont réservé quelques bijoux, comme Southcliffe, pour passer le cap de façon encore plus captivante.

(Certaines séries n’ont pas d’étoiles car je n’ai pas encore pu les voir)

southcliffeCanal+ Séries diffuse la mini-série britannique Southcliffe**** les 1er et 8 septembre. Au sein d’une petite ville côtière britannique, un homme déraille et tue plusieurs personnes avec son fusil. Comme presque à chaque fois, les Britanniques maîtrisent totalement l’art de créer une atmosphère, ici en l’occurrence une petite ville grise au bord de la mer. Les épisodes proposent différents points de vue sur les quelques jours durant lesquels se déroule la tragédie. Entre sobriété et économie de mots, le drame s’assume et les histoires complexes de chacun se croisent dans la tourmente.

Arte a sélectionné pour les 4 et 11 septembre la mini-série britannique Fleming : l’homme qui voulait être James Bond***. Alors que la Seconde guerre mondiale éclate, Ian Fleming, jeune homme issu d’une famille aisée, commence à travailler dans l’espionnage maritime. Voici une nouvelle production de qualité qui nous en apprend pas mal sur le parcours du père de James Bond. Agaçant au départ, le personnage est bien parti pour gagner en profondeur au fil des épisodes.

La saison 1 de Hit the Floor** commence sur France Ô le 12 septembre. Pas facile d’intégrer les Devil Girls, les pom-pom girls soutenant l’équipe de basket de Los Angeles. La série mêle danse, romance, secrets, et lutte de pouvoir. Si vous aimez aussi l’ambiance soap, les histoires emberlificotées (du genre, «tiens, voilà ta fille cachée»), et Dean Cain (alias Clark Kent dans les Lois et Clark : les Nouvelles aventures de Superman), alors foncez ! Pour les autres, vous pouvez passer votre chemin même si cette série pourrait devenir un « plaisir coupable » chez certains…

orphan_blackJe suis assez curieuse de voir ce que donne la mini-série décalée de Bruno Dumont, P’tit Quiquin. Arte propose cette comédie policière et burlesque les 18 et 25 septembre. L’histoire se déroule dans la région du Boulonnais, dans un petit village de pêcheurs au bord de la Manche. Les personnages sont interprétés par ses habitants et le scénario s’amuse à détourner les codes de la série policière.

La saison 2 d’Orphan Black*** commence sur Numéro 23 dès le 24 septembre. A la fin de la première saison, Sarah était sur le point d’accepter l’offre des laboratoires Dyad, avant d’apprendre une information capitale. Mme S. et Kira ayant disparu, Sarah se lance à leur recherche. Reste à savoir où et quand elle va les retrouver.

A (re)découvrir aussi :

– SyFy diffuse la saison 2 de Defiance**(*) dès le 2 septembre
– En US+24, la saison 5 de Boardwalk Empire*** dès le 8 septembre sur OCS City
– TF1 propose la saison 2 de Crossing Lines** à partir du 11 septembre
– La saison 1 de Bates Motel**** dès le 14 septembre sur D17
– La saison 3 de Borgia** sur Canal+ à partir du 15 septembre
– La saison 1 de Sleepy Hollow*** sur W9 dès le 21 septembre

(Certaines séries n’ont pas d’étoiles car je n’ai pas encore pu les voir)

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Le marathon ciné d’août : Lucy, Les Combattants…

Quoi, nous étions déjà le 22 du mois et je n’avais encore vu aucun film. Qu’à cela ne tienne, une seule solution : le marathon ciné du mois d’août. Pour faire dans la diversité, je vous propose un avis sur Lucy, Les Combattants, La planète des singes : l’affrontement, Les gardiens de la galaxie, et Le rôle de ma vie.

LucyLucy, de Luc Besson
Synopsis : Lucy, une étudiante américaine de 25 ans, se retrouve, malgré elle, pourvue de capacités inédites lui permettant de développer l’utilisation de son cerveau à un degré maximum. Que fera-t-elle d’un tel niveau de connaissance et de pouvoir ?

Avis : Luc Besson réalisateur, j’ai adoré jusqu’au Cinquième élément, ensuite j’ai décroché. Lucy renoue avec la capacité du cinéaste à mêler une bonne dose d’action, baston, carambolage, à une réflexion plus vaste enrichie d’émotions. Autre point appréciable en plus d’un Morgan Freeman toujours au top, pour une fois Scarlett Johansson ne minaude pas et se montre tout à fait à la hauteur de son rôle.
Sans être révolutionnaire, le réalisateur sort un peu des chemins classiques en insérant des images du monde animal pour illustrer son propos. Quand Lucy se fait prendre au piège, la scène est entrecoupée d’images de chasse d’une gazelle par des félins dans la savane. Le film est également rythmé par la progression, indiquée en pourcentages dans un insert, des capacités de Lucy.
Accompagnée par la superbe et étrange musique d’Eric Serra, cette histoire aux effets spéciaux soignés vogue droit vers son but sans prendre le risque de nous ennuyer (durée : 1h30). Même s’il ouvre une réflexion sur la condition humaine, ses limites, son évolution, ce divertissement efficace ne prétend pas pour autant nous expliquer la vie. En bref, belle idée et belle réalisation.

les_combattantsLes Combattants, de Thomas Cailley
Synopsis : C’est l’été et le jeune Arnaud approche du tournant de la vie adulte, sans se poser trop de questions. Il rencontre Madeleine, jeune femme obsédée par la préparation à la survie en milieu hostile. Tout les oppose et pourtant la curiosité les anime.

Avis : Entre parcours initiatique et histoire d’amour naissante, le premier film de Thomas Cailley est une belle réussite. Les interprètes principaux, Adèle Haenel et Kevin Azaïs, sont désarmants de justesse dans leur personnage. Peu à peu, le monde autour d’eux disparaît. S’éloignant de leur entourage et de toute trace de civilisation, leur parcours les amène à embrasser à deux une brève expérience de vie à la Robinson Crusoé. Mis en scène de façon touchante et pudique, leur rapprochement les conduit dans une nature à la fois magnifique et menaçante.
Ce récit simple, filmé sans fard, parvient à opérer une transition sans à-coup de la comédie, en passant par la romance, pour finir sur une note plus dramatique qui ne nous laisse pas un goût amer en préférant l’espoir. N’hésitez pas à tenter l’expérience, ne serait-ce que pour la performance des deux acteurs.

La planète des singes : l’affrontement, de Matt Reeves
Synopsis : Si vous avez manqué le début, le mignon petit César est un singe qui a bien grandi et est désormais à la tête d’une véritable société. En face, un groupe d’humains a survécu à un virus et doit faire face à une pénurie d’énergie. La rencontre des deux communautés ne se fait pas sans heurt.Planete-des-singes-affrontement

Avis : Il faut l’avouer, j’ai bien accroché au précédent volet. Tout reprend là où on l’avait laissé ou presque car dix ans ont passé. Grâce à la technique du «motion capture», l’animation des singes jusqu’à l’expression de leur regard est troublante. Elle rend aussi tangible les matières, tel le pelage mouillé des singes sous la pluie. L’organisation en société de ces êtres respecte le fait qu’ils ne sont plus de simples singes mais ne sont pas non plus des humains. De même, le rapprochement de César (Andy Serkis) et d’un petit groupe d’humains n’est pas précipité, et se construit sur la confiance. C’est l’occasion de rappeler que nous ne sommes pour la plupart ni bons ni mauvais intrinsèquement. Si vous aimez les grosses batailles, ce film devrait vous ravir avec une longue séquence consacrée à l’action. Mais les âmes sensibles trouveront aussi leur compte à travers les échanges au sein de la communauté simiesque. La musique de Michael Giacchino enveloppe le tout tantôt dans la douceur tantôt dans une puissance guerrière.

Les gardiens de la galaxie, de James Gunn
Synopsis : Au départ, Peter Quill est juste un mercenaire qui trouve un artefact que tout le monde veut. Au hasard des rencontres et d’intérêts convergents, il forme une coalition avec l’inquiétante Gamora, le nerveux Rocket, raton laveur génétiquement modifié, le placide arbre humanoïde Groot, et le vengeur Drax.gardiens-de-la-galaxie

Avis : Bourré d’humour, ce film de Marvel m’a réconciliée avec une partie des personnages de comics. En fait, je n’étais pas fâchée mais seulement indifférente à leur sort. Rocket et surtout Groot sont particulièrement attachants, tandis que Gamora et Quill introduisent une dose de romance. La bande originale années 1970-80 est une franche réussite et certaines scènes de danse de Quill resteront pour longtemps dans les mémoires. L’univers de ce film est suffisamment bien conçu pour nous entraîner dans l’histoire. C’est une sympathique surprise estivale.

Le rôle de ma vie, de Zach Braff
Synopsis : Aidan, approchant la quarantaine, s’aperçoit progressivement qu’il va devoir changer certains aspects de sa vie. Faire la paix avec son père malade, renouer avec son frère, prendre en main l’éducation de ses enfants, cet acteur en galère a du pain sur la planche. Avec le soutien de sa femme, il amorce un changement de cap.

le-role-de-ma-vieAvis : Le précédent film de Zach Braff, Garden State, remonte à dix ans et m’a profondément marquée. Dans Le rôle de ma vie, on retrouve cette façon si singulière que le réalisateur emploie pour présenter ses personnages et les faire se connecter entre eux. Avec ses choix de musique nostalgique, il sait transmettre les émotions des protagonistes en les reliant au spectateur par de petits détails de la vie de famille. Il a d’ailleurs écrit le scénario avec son frère Adam. Néanmoins, j’ai mis cette fois plus de temps à rentrer dans son univers, peut-être à cause d’une narration parfois un peu décousue. Mention spéciale tout de même pour les apparitions de Jim Parsons (The Big Bang Theory) et Donald Faison (Scrubs).

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