Les Croods, un film d’animation cro-mignon !

La Famille Pierrafeu, Silex and the city, L’Age de glace, autant de séries ou de films d’animation qui mettent en scène des Hommes des cavernes en pleine préhistoire. Bien souvent, la comédie les envahit par l’intermédiaire d’anachronismes plus fous les uns que les autres. C’est aussi une affaire de famille ou de clan qui repose sur la dynamique de la survie face à une nature quelque peu hostile et sauvage. Les Croods en sont un parfait exemple. Grug, le patriarche, assure la protection des siens en appliquant un ensemble de règles basiques comme «ne jamais ne pas avoir peur», «la nouveauté c’est mauvais», ou «toujours rester dans la grotte». Mais voilà, parmi ses adorables bambins, il a une adolescente, Eep, qui souhaite découvrir le monde au-delà de leur charmante vallée désertique.

Les créateurs de cet univers préhistorique ont décidé de le peupler à grand renfort d’animaux mélangés comme des souris-éléphants, des éléphants-girafes, des oiseaux-tortues, ou encore d’autres espèces d’un genre tout à fait à part. Foisonnant de couleurs, la faune et la flore de cet environnement particulièrement varié enrichissent le parcours des Croods, accompCroodsagnés du jeune savant Guy. Chaque personnage joue sur un registre comique différent, le fils étant un brin benêt, la grand-mère une râleuse survivante, le bébé un véritable animal sauvage… Le casting des voix en version française fonctionne bien. Pour l’anecdote, l’adorable petit paresseux de compagnie est doublé par l’un des réalisateurs, Chris Sanders. Cet animal pourrait d’ailleurs être comparé, dans sa fonction de conseiller quasi muet, à Pascal, le caméléon de Raiponce.

Pour nous entraîner au cœur de l’aventure, les réalisateurs ont choisi de mettre en scène de remarquables courses-poursuites haletantes. Lors de parties de chasse ou de sprints pour échapper aux prédateurs, les mouvements qui imitent la technique de la caméra à l’épaule suivent au plus près l’action, vous donnant presque l’impression d’y participer. Cette sensation reste tout à fait perceptible en 2D (cf. mon aversion pour la 3D). Finalement, ces choix de réalisation renforcent la modernité insufflée à une histoire prônant la découverte, la recherche de la nouveauté, l’adaptation, en bref l’évolution pour éviter de disparaître. Au départ, Guy fait figure d’excentrique illuminé, puis peu à peu il démontre l’utilité de ses talents d’inventeur et finit même par convaincre Grug, représentant d’un certain conservatisme néandertalien.

Avec une animation toujours très soignée et un scénario qui tient la route, la nouvelle production des studios Dreamworks (Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda…) a connu un bon démarrage dans les salles obscures aussi bien aux Etats-Unis qu’en France. La musique du film, tour à tour nostalgique et presque féérique mais aussi rythmée pour accompagner l’action, a été écrite par Alan Silvestri. Ce compositeur a notamment travaillé sur la saga Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Abyss ou encore Forest Gump. Enfin, l’histoire de la famille agrandie des Croods s’avère tout autant agréable pour les yeux que pour le moral, chacun ayant sa place et son utilité dans le clan malgré ses fragilités.

Les Croods (2013)

De Chris Sanders, Kirk DeMicco. Avec les voix en version originale de Nicolas Cage, Ryan Reynolds,  Emma Stone…

Durée : 1h32

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