Séries Mania : découvrir des séries du monde entier

Du 22 au 28 avril 2013, la quatrième édition du festival Séries Mania a pris place au Forum des images, à Paris. Durant une semaine, joie et frustration se mêlent. Ce festival a la bonne et louable idée de rester ouvert au public, même pour les tables rondes et les masterclass. Il permet de découvrir des séries du monde entier sur grand écran et en version originale. Seul hic, sans le don d’ubiquité, il demeure impossible de tout voir. Je me suis donc concentrée cette année sur les nouveautés hors Etats-Unis et Grande-Bretagne. Australie, Canada, Israël, Belgique, autant de pays riches en séries possédant une identité bien démarquée.ananda

Ce qui était déjà le cas lors de la précédente édition, la sélection du festival a donné une place de choix aux séries israéliennes, en proposant six d’entre elles : 6 dollars per hour, Allenby, Ananda, Kathmandu, Mom and Dads, et Mother’s day.  Fonctionnant sur des budgets beaucoup plus serrés qu’aux Etats-Unis, ces séries ne font pas moins preuve d’une riche créativité reposant souvent sur une idée simple mais exploitée de façon pertinente. Depuis 2008 et le lancement de In Treatment sur HBO (remake de BeTipul), les Américains semblent assez friands des remakes de séries israéliennes. Récemment, HBO a décidé de faire sa version de la série policière israélienne The Naked Truth, NBC sa version du thriller Pillars of Smoke (Timrot Ashan) qui devient Midnight Sun, et Lionsgate a acheté les droits de Yellow Peppers, série consacrée à une famille rurale qui a un enfant autiste. De son côté, Arte a décidé de diffuser dès le 9 mai 2013 Hatufim, série qui a inspiré le remake américain à succès, Homeland.

Voici mes impressions sur les trois séries que j’ai vues :

Ananda : (vu deux premiers épisodes)

Synopsis : Une jeune femme se retrouve seule en Inde. Elle veut rentrer à Jérusalem, mais croise le chemin de deux hommes qui la prennent sous leur aile.

Impressions : Encore une fois, une impression d’originalité. La série se concentre sur les rapports humains, avec un budget probablement raisonnable. Un rebondissement permet aussi à la fiction de s’interroger sur les relations entre Israéliens et Arabes. La représentation de l’Inde y est à la fois étonnante et peut-être parfois un peu caricaturale, mais toujours magnifiquement filmée.

6 dollars per hour6 dollars per hour : (vu un épisode)

Synopsis : Trois femmes de ménage étrangères se font licencier par leur boîte d’intérim en Israël. Elles partent à la recherche de clients, notamment parmi les précédents, afin de survivre dans une société complexe.

Impressions : Un rythme assez lent qui suit le quotidien de ces femmes de ménage immigrées. La série prend le parti de se tourner vers le réalisme et la sobriété en montrant le rapport entre Israéliens et immigrés, entre les différentes couches sociales. Elle dresse le portrait de femmes qui ont la volonté de s’en sortir.

Mother’s Day : (vu un épisode)mothers day

Synopsis : Ella doit gérer au quotidien son travail, sa famille, et sa meilleure amie. Un jour, son mari se retrouve hospitalisé, et elle essaie de s’adapter à la situation en s’emmêlant dans de petits et gros mensonges.

Impressions : Cette comédie ne prend pas de grands airs, et repose sur des ressorts humoristiques plutôt simples et efficaces. La série n’y va pas par quatre chemins pour parler des aspects triviaux du quotidien, ce qui peut parfois donner lieu à des malentendus amusants tout en dénonçant indirectement certains comportements sociaux formatés.

 

L’Australie était également l’une des vedettes de la sélection, présentant Puberty Blues qui raconte l’histoire a moody christmasde deux jeunes femmes en pleine révolution sexuelle à Sydney dans les années 1970, Redfern Now qui dresse plusieurs portraits dans le quartier aborigène de Sydney, A Moody Christmas, et Please Like Me.

A Moody Christmas : (vu un épisode)

Synopsis : Chaque épisode montre le déroulement de Noël un an plus tard dans une même famille australienne.

Impressions : La façon de montrer un évènement familial n’est pas vraiment novatrice mais fonctionne bien. La caméra passe d’un petit groupe à l’autre, pour rendre compte des relations, des tensions, et des réactions, tout en n’oubliant pas le fameux traditionnel repas de famille qui s’enflamme.

Please like me : (vu un épisode)Please like me

Synopsis : Un jeune homme se fait larguer par sa copine qui lui dit qu’il doit être gay. Sa mère, quant à elle, fait une tentative de suicide.

Impressions : Le personnage principal, loin d’être naïf, possède une fraicheur qui le rend assez rapidement attachant. Il s’agit d’un jeune homme complexé mais qui ne s’en morfond pas. Cette comédie douce-amère aborde des sujets délicats sans pour autant se prendre la tête avec.

…La suite de mes découvertes en séries internationales dans un prochain billet…

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