Les Deux Tours en concert live, une expérience intense

Cela faisait quelques années que je n’avais pas revu le deuxième volet de l’adaptation cinématographique du Seigneur des anneaux. En tant qu’amatrice inconditionnelle de la trilogie de Peter Jackson, je trépignais à l’idée de découvrir la projection, en version originale sous-titrée, des Deux tours sur grand écran, accompagnée d’une interprétation live de la bande originale par un orchestre. Une chose est sûre, pas de déception à l’horizon, mais plutôt trois heures de vive émotion parsemées de frissons. La Communauté de l’anneau avait eu droit à son ciné-concert en octobre 2012.

les-deux-tours-concertSur la scène du Palais des Congrès à Paris, pas un espace qui ne soit occupé par une cohorte de violonistes, un joueur de tuba, des hautbois, un piano, un gong, une harpe, et j’en passe. Pour entourer tout ce joyeux monde, des chœurs de femmes, d’hommes et d’enfants, ont été installés bien en vue sur des gradins. Lorsque tout ce monde entre sur scène pour trouver sa place, c’est l’heure de réaliser l’ampleur de cet orchestre et l’intensité de l’expérience musicale qui nous attend. Après un tonnerre d’applaudissements, les lumières s’éteignent, le silence se fait, l’écran s’allume, et la musique commence.

Au départ, j’ai beau regarder les violonistes à l’œuvre, l’acoustique est tellement bonne qu’il me semble que la musique ne provient pas de leurs instruments mais du film lui-même. Alors, les chœurs de l’Orchestre Colonne de Paris se lèvent et le doute n’est plus possible. Leur chant, durant la chute de Gandalf entraîné par le Balrog dans la mine de la Moria, démultiplie l’émotion des images. Ce concert fait aussi prendre conscience de l’omniprésence et de l’importance de la musique dans l’œuvre de Peter Jackson. Cette véritable symphonie a été composée par Howard Shore qui a su construire autant de thèmes que de personnages et de lieux principaux, et créer des atmosphères tantôt guillerettes tantôt solennelles ou encore tragiques.

A l’image des allers-retours entre les différents groupes de personnages formés dans ce film, le chef d’orchestre, Ludwig Wicki, et ses musiciens se tiennent prêts à prendre un virage musical à 180 degrés d’une seconde à l’autre. En un instant, le film passe d’une séquence de cuivres et percussions pour illustrer la préparation de l’armée de Saroumane à une séquence de violons lancinants qui accompagnent les déplacements sournois de Gollum. Pour s’y retrouver, le chef d’orchestre possède un écran diffusant le film avec des traits de couleur pour indiquer les transitions. A mes yeux, ce métier reste un mystère. De l’extérieur, parfois, ces grands gestes semblent totalement désordonnés bien qu’ils soient en rythme avec la musique. Il s’agit là d’un langage à part que les professionnels du 21st Century Orchestra décryptent afin de savoir à qui s’adresse tel ou tel lever de baguette.

Par moment, l’œil du spectateur ne sait plus choisir entre les images de l’écran et lales-deux-tours performance live de l’orchestre. Même durant les passages de dialogues sans musique, le regard reste attiré par cet impressionnant ensemble. Puis, dès lors que j’entends un instrument moins fréquent, j’essaie de le repérer sur scène. Souvent, je vois la harpiste jouer et je tends l’oreille au maximum pour percevoir les quelques cordes qu’elle a pincées. C’est dire à quel point, en les voyant jouer, je réalise le sens du détail apporté à cette symphonie. Ainsi, les cymbales auront été claquées seulement deux ou trois fois sur toute la durée du concert, mais certainement pas en vain.

Les chœurs et les solistes, une jeune femme et un jeune garçon, restent pour moi le clou du spectacle. Ils accompagnent notamment mes morceaux préférés autour des Elfes, mais aussi la chevauchée de Gandalf et des Rohirrim lors de la victoire du Gouffre de Helm. Leur chant emplit la salle, résonne d’une intense énergie, et la larme à l’œil n’est pas bien loin. Ils nous ont ainsi accompagnés jusqu’à la dernière minute du générique de fin et ont reçu une pluie d’applaudissements bien mérités. L’orchestre se produira jusqu’au 29 juin 2013. Il reste apparemment des places pour vendredi et samedi, alors courez-y si le cœur vous en dit ! Sinon, rendez-vous en 2014 pour Le Retour du roi

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