Rentrée des séries US : les drames de l’automne

Trêve de comédies ! Pour le moment, dans la catégorie série dramatique, une seule semble réellement se distinguer de ses collègues. Il s’agit de Masters of Sex qui parvient à recréer une époque avec précision, tout en racontant une étude scientifique américaine des plus audacieuses en ce temps-là. Sinon, la saison 2013-2014 n’a pas oublié de pondre les traditionnelles nouvelles séries policières ou autres affaires de mœurs.

masters-of-sexMasters of Sex**** (Showtime)

Synopsis: La série est une adaptation de la biographie « Masters of Sex: The Life and Times of William Masters and Virgina Johnson« , de Thomas Maier, sur l’histoire vraie d’un gynécologue qui, en 1957, décide de mener avec son assistante la plus grande étude moderne jamais réalisée sur la sexualité humaine.

Avis après plusieurs épisodes: Dès le premier épisode, la réalisation assez classique et très soignée saute aux yeux. La série donne vie à la recréation efficace d’une époque, tant dans les décors que dans le comportement des personnages. Cette série s’annonce particulièrement intéressante, notamment du point de vue de la modernité de ses protagonistes par rapport à leur époque. Après deux épisodes, les personnages et leur environnement se mettent en place, sans excès ni cliché mais plutôt en nuance. L’ambigüité du Dr Masters tient à la confrontation entre son ouverture scientifique et son comportement coincé quand il s’agit de sa femme. La série parvient à parler de sexualité sans tomber dans le graveleux ni la réduire purement à son aspect scientifique.

Hostages-CBS-PosterHostages*** (CBS)

Synopsis: Ellen Sanders, chirurgienne qui exerce à Washington, est chargée d’opérer le Président des Etats-Unis. Elle se retrouve alors prise en pleine conspiration politique, et sa famille est prise en otage. Elle va devoir suivre les instructions des ravisseurs pour sauver son mari et ses enfants.

Avis après le pilote: Rien à redire sur les prestations de Toni Collette, Dylan McDermott ou Tate Donovan. Concernant la mise en place de l’histoire, pour l’instant les ficelles sont un peu grosses, même si l’on ignore encore les réelles motivations des kidnappeurs. Si la situation de prise d’otages dure pendant la saison entière, cela semble difficilement tenable.

The Blacklist*** (NBC)The-Blacklist

Synopsis: Raymond Reddington, fugitif activement recherché par le FBI depuis des années, choisit de se rendre pour coopérer et aider à capturer des criminels. Il souhaite travailler et parler uniquement avec Elizabeth Keen, une jeune profiler. Reddington détient une “Blacklist”, composée de noms de terroristes et criminels inconnus des services de police.

Avis après le pilote: Pas une minute pour s’ennuyer dans ce pilote au rythme effréné. Pour l’instant, c’est clairement l’action qui est privilégiée, même si des éléments concernant Keen sont disséminés au cours de l’épisode. James Spader livre une interprétation assez savoureuse du manipulateur qui détient presque toutes les cartes en main.

Lucky 7*** (ABC) : annulée après deux épisodeslucky-7

Synopsis: Des employés d’une station service à New York jouent au loto et gagnent le gros lot. Ils pensent alors que tous leurs problèmes vont se résoudre, mais il semble que de nouveaux ennuis se profilent à l’horizon.

Avis après le pilote: Véritable bonne surprise que ce pilote. Je m’attendais à des personnages caricaturaux qui passeraient directement à la débauche d’argent, mais il n’en est rien. Les protagonistes sont bien individualisés, et la problématique de l’argent est abordée de façon multiple et complexe dès le départ. Dommage que la série soit déjà annulée…

Ironside*** (NBC) : annulée

Synopsis: Il s’agit d’un remake d’une série du même nom diffusée entre 1967 et 1975. Le détective Robert Ironside est cloué dans un fauteuil roulant, après avoir été blessé dans une fusillade. Son handicap ne l’empêche pas de mener ses enquêtes d’une main de fer, avec des méthodes parfois peu orthodoxes.

IronsideAvis après le pilote: Le pilote annonce une série policière assez classique. L’originalité de cette série tient aux efforts de mise en scène pour placer le spectateur à la hauteur du protagoniste. Le pilote met en miroir des scènes de son quotidien actuel avec des flashbacks de situations comparables. Le risque avec ce personnage est d’en faire un héros torturé mais qui résout toujours les situations de crise. En parallèle, l’histoire de son ancien partenaire, qui se sent responsable de son handicap, est assez intéressante.

Betrayal** (ABC)

Synopsis: Une femme photographe se lance dans une relation adultère avec l’avocat d’une famille puissante. Les choses se compliquent quand son amant prend en charge la défense d’un homme suspecté de meurtre, accusé par le mari de la photographe.

Avis après le pilote: Premier problème, le côté artiste de la protagoniste n’est pas très crédible. Ensuite, le lancement de l’histoire d’amour est particulièrement nian-nian et chaque scène nous offre un magnifique cliché sur un plateau. Je doute que le meurtre change la tonalité générale de la série, qui n’est pas indispensable.

Reign** (CW)

Synopsis: Au XVIe siècle, la reine d’Ecosse, Mary Stuart, a été promise depuis sa naissance à celui qui deviendra François II. Lorsqu’elle atteint ses 15 ans, elle est envoyée à la cour de France pour rencontrer son futur époux. Elle arrive avec ses amies d’enfance qui vont devenir ses dames de compagnie.

Avis après le pilote: Dans cette série, le côté historique n’est qu’un prétexte pour habiller les filles dans de jolies robes (pas d’époque) et faire des hommes des chevaliers. Reign semble donc être une série de romance et d’intrigues adolescentes qui a élu domicile dans la France du XVIe siècle. La bande originale gorgée de musique pop se veut en décalage avec l’époque représentée, mais ce choix perd de son originalité étant donné qu’il a déjà été fait dans de nombreuses fictions historiques.

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