Le Hobbit : la désolation de Smaug, ça «cliffhanger» sévère

Avec Le Hobbit : un voyage inattendu, Peter Jackson nous invitait en Terre du Milieu pour nous y sentir comme à la maison. En respectant évidemment le livre, le film démarrait dans la Comté chez Bilbo avec un humour qui se trouvait déjà un peu dans la trilogie du Seigneur des anneaux. Le Hobbit : la désolation de Smaug assure la transition en introduisant un flashback entre Gandalf et Thorin.

Autant, j’avais eu l’impression d’enfiler mes chaussons «tout confort et émotion» dès les premières secondes du premier volet, autant le deuxième m’a demandé un peu plus de temps d’immersion. Une fois entré dans la forêt de Mirkwood (la Forêt Noire), le récit reprend ses marques habituelles et suit la compagnie des Nains et de Bilbo dans les méandres de la végétation.

Une fois de plus, Peter Jackson et sa Nouvelle-Zélande parviennent à nous faire voyager dans des lieux époustouflants, que ce soit en décor naturel ou dans des créations de l’équipe du film. Le royaume de Thranduil, où vivent les Elfes sylvestres, fait partie de ces merveilles visuelles qu’offre l’univers de J.R.R. Tolkien adapté par le réalisateur. Vous pouvez toujours aussi compter sur le génie musical de Howard Shore qui accompagne ce film d’une nouvelle symphonie bouleversante.

Le-Hobbit-La-Desolation-de-SmaugSi la présence de Legolas et l’invention du personnage de Tauriel choquent peut-être certains puristes, elles ne m’ont nullement dérangée, au contraire. Tauriel rajoute une touche de romance tout en restant suffisamment discrète pour ne pas pousser l’adaptation du côté de l’infidélité. Quant à Legolas, son interprétation diffère un peu de celle du Seigneur des anneaux, voire elle lui est supérieure. Son statut, au milieu des siens et sous l’autorité de son père, explique notamment cette évolution. L’elfe a aussi hérité de répliques moins mystiques qui prêtent donc moins à sourire.

La cité lacustre d’Esgaroth (Lacville), autre joyau d’architecture avec ses canaux et ses constructions en bois, constitue la seconde grande étape du voyage des compagnons. C’est l’occasion de rencontrer une nouvelle galerie de personnages aux intentions doubles et à la nature complexe. Arrivés à la Montagne Solitaire, les aventuriers rencontrent enfin l’immense Smaug. Le dragon, dans ses mouvements, le détail de ses écailles, son regard, la façon dont il produit du feu,  est en tout point crédible.

Les scénaristes ‒ Philippa Boyens, Peter Jackson et Fran Walsh ‒ maîtrisent l’alternance entre des scènes d’action et des scènes de «pause», de réflexion ou d’expression des sentiments. La désolation de Smaug ne laisse pas de place à l’ennui, appliquant un rythme assez soutenu tout au long de l’intrigue. Les scénaristes ont également veillé à dynamiser le récit avec des allers-retours entre les destins des différents groupes de protagonistes, comme c’était déjà le cas dans le Seigneur des anneaux. Toutefois, même si elles ne gâchent rien, le film connaît quelques petites longueurs, que ce soit dans l’action ou dans la discussion finale entre Bilbo et Smaug.

Un dernier point enfin, le choix du cliffhanger poussé à l’extrême. Ce qui n’est pas gênant pour une série dont le prochain épisode est diffusé la semaine suivante, peut s’avérer frustrant voire agaçant pour un film dont la suite est programmée dans un an. Alors que le premier volet se terminait sur une scène de discussion et l’annonce d’un danger à travers l’œil du dragon, dans le second volet c’est carrément au beau milieu d’une action. Et donc, un an à attendre, arrrggghhh…

Le Hobbit : la désolation de Smaug (2013)
De Peter Jackson. Avec Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Aidan Turner, Lee Pace, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Luke Evans…
Durée : 2h41

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Un commentaire pour Le Hobbit : la désolation de Smaug, ça «cliffhanger» sévère

  1. auroreinparis dit :

    A la fin du film la salle rigolait. Justement à cause de ce cliffhanger énorme. Bon mais tant pis, on sera patient, même si on se sent légèrement pris pour des pigeons !
    Sinon effectivement ça reste un très beau divertissement et les ajouts comme Tauriel ne gâchent rien.

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