Séries US : bilan des nouveautés lancées en mars (2/2)

Après les séries fantastiques lancées en mars, voici les restes du mois : un joyeux mélange essentiellement constitué de comédies mais aussi d’un drame. Pas de quoi se rouler par terre d’enthousiasme, mais de quoi passer un bon moment avec certaines de ces nouveautés. Vous pouvez gagner du temps en évitant la sitcom lourdingue Saint George, et tenter votre chance avec Doll & Em par exemple.

sirensSirens*** (USA)
Synopsis : Cette comédie suit trois ambulanciers de Chicago qui viennent en aide aux victimes de drames du quotidien mais n’ont pas toujours la solution dans leur vie personnelle.
Avis après plusieurs épisodes : Cette comédie, pas inoubliable, tient pour l’instant la route en assumant le fait qu’elle se concentre sur les petites histoires des protagonistes plus que sur leurs échanges avec les personnes qu’ils secourent. La plupart des vannes ne sont pas hilarantes mais certaines font mouche, et le trio des ambulanciers trouve un bon équilibre.

Saint George* (FX)
Synopsis : Récemment divorcé, un ancien ouvrier mexicain-américain a réussi à monter sa propre entreprise. George doit jongler entre sa vie de famille (une ex-femme exigeante, un fils de 11 ans, sa mère…) et les cours du soir qu’il donne une fois par semaine.
Avis après plusieurs épisodes : Au se-cours ! Cette sitcom a tous les ingrédients de la ringardise sonnante et trébuchante. Les gags sont téléphonés, les comportements appuyés, et les clichés démultipliés. Ça fait même de la peine de voir David Zayas (Angel Batista dans Dexter) enferré dans ce bourbier.

Surviving Jack*** (Fox)
Synopsis : Au début des années 1990, Jack, ancien militaire, prend en charge l’éducation de ses deux adolescents, Frankie et Rachel, pendant que sa femme reprend des études de droit. Le moins que l’on puisse dire c’est que Jack a des méthodes d’éducation plutôt extrêmes.
Avis après plusieurs épisodes : Les histoires de famille situées dans le passé ont décidément la cote auprès des scénaristes américains et des networks. Après The Goldbergs et Growing Up Fisher, c’est au tour de la famille Dunlevy de se prêter au jeu. La recette est à peu près la même avec une voix-off du protagoniste qui commente son enfance avec recul et traverse des rituels de passage vers la vie adulte, dont la fameuse épreuve du permis de conduire. Un pilier rend tout de même l’ensemble plus intéressant, il s’agit du père, solidement interprété par Christopher Meloni.

Review** (Comedy Central)
Synopsis : Dans chaque épisode, le critique Forrest MacNeil se voit donner un thème et mène l’enquête sur le terrain pour évaluer ce thème. Ça peut aller de l’addiction au défi de manger une dizaine de pancakes, en passant par le racisme.
Avis après plusieurs épisodes : Cette série prend la forme d’un pseudo-documentaire qui saute à pieds joints dans les idées reçues pour essayer de les détourner. Chaque « épisode » propose trois reviews différentes qui jouent sur le politiquement incorrect, mais le résultat est assez inégal. Review évite le graveleux et lui préfère l’absurde, mais prête plutôt à sourire qu’à rire franchement.

Doll & Em*** (HBO)
Synopsis : L’actrice britannique Emily Mortimer part tenter sa chance à Hollywood, et sa meilleure amie, Dolly Wells, la suit et devient son assistante. Les deux actrices ont créé cette série en partant de leur propre amitié.
Avis après plusieurs épisodes : Cette série propose une critique légère du monde du cinéma, à travers le rapport de travail qui se construit entre les deux amies. Le vécu amical du duo transparaît facilement à l’écran, avec une autodérision rafraîchissante. De là à dire que leurs querelles et discussions vont nous passionner…
CrisisCrisis*** (NBC)
Synopsis : Un groupe d’élèves de Ballard High, lycée qui accueille les enfants des puissants de Washington (PDG, diplomates, hommes politiques), se fait prendre en otage lors d’une sortie scolaire. Le fils du président des Etats-Unis est parmi eux, ce qui déclenche une crise nationale.
Avis après plusieurs épisodes : Crisis nous promet de multiples rebondissements, et déroule son intrigue de manière solide. En revanche, pour l’instant, aucun des personnages n’offre une aura magnétique et cela pèse sur la capacité d’attachement à leur destin. On reste tout de même dans une grosse machine qui soumet nos oreilles à une musique «anxiogène» environ toutes les deux minutes pour nous rappeler que c’est une série à suspens et sous tension.

Publicités
Cet article, publié dans Séries, est tagué , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s