Des séries du monde découvertes à Séries Mania

L’édition 2014 du festival Séries Mania a une nouvelle fois permis aux curieux de découvrir un large choix de séries. Au-delà des séries américaines et britanniques, qui bénéficient souvent déjà d’une bonne exposition médiatique, j’ai préféré me concentrer sur d’autres pays. Les pays nordiques confirment à nouveau leur talent pour mettre en place des enquêtes et des complots ancrés dans un contexte local réaliste. Les fictions venues d’Israël, d’Australie, du Québec, trouvent aussi leur propre voie.

Plusieurs drames ont choisi d’aborder la question de la religion sous divers angles, dont celui de l’orthodoxie, du poids du secret au sein d’une communauté, ou de la remise en question de la foi.

© Addie Reiss

© Addie Reiss

Mekimi*** (série israélienne)
Synopsis : Au début des années 1990 à Tel Aviv, Alma, une jeune présentatrice de télévision, rencontre Ben, étudiant en cinéma, qui va progressivement la mener à intégrer une vie ultra-orthodoxe.
Avis après les deux premiers épisodes : Le risque majeur de cette thématique était de la précipiter et la rendre par là-même peu crédible. Mekimi ne tombe pas dans ce travers, en amenant progressivement la problématique religieuse au centre de l’histoire tout en en faisant un sujet de discorde entre les deux protagonistes. Cette série nous entraîne dans des lieux, comme le Sinaï ou le bord de mer, pas forcément mis en avant dans d’autres séries israéliennes. Elle allie une photographie soignée, une belle lumière, des plans travaillés, avec l’aspect réaliste, notamment des quartiers délabrés, caractérisant les drames israéliens.

Shtisel*** (série israélienne)
Synopsis : Depuis le décès de sa mère, le jeune rabbin Askiva Shtisel habite seul avec son père qui essaie de lui trouver une épouse. Un peu rêveur, Askiva s’intéresse à une jeune veuve.
Avis après les deux premiers épisodes : Shtisel aborde la communauté juive orthodoxe d’une autre façon que Mekimi. Ici, la famille est établie depuis des générations et le sujet ne se fait pas envahissant même si le frère aîné du protagoniste représente la branche dure de la religion. Avec un rythme assez lent et de nombreux plans fixes, la série dépeint assez bien les échanges humains, et le personnage principal apporte une dose de fantaisie. Elle paraît un peu gentillette, malgré des enjeux dramatiques assez rapidement posés. Jouant avec une palette de couleurs plutôt sobre, en lien avec la thématique, le travail sur l’éclairage lisse un peu les visages des personnages.

devilsplaygroundDevil’s Playground**** (série australienne)
Synopsis : Dans un quartier excentré de Sydney, en 1988, Tom Allen, devenu psychiatre, est veuf et père de deux enfants. Il devient conseiller du clergé de sa communauté. Tout bascule lorsqu’un enfant est retrouvé mort en pleine nature. Le meurtre de cet enfant semble être le triste arbre qui cache la forêt.
Avis après les deux premiers épisodes : Avec une ellipse de 35 ans, la série reprend le protagoniste d’un film australien éponyme sorti en 1976. Ce postulat de départ place le personnage principal au cœur d’une communauté religieuse dans laquelle il a grandi, dressant des parallèles entre sa propre expérience d’enfant et les situations des jeunes qui l’entourent. La série aborde tout aussi bien la pédophilie chez certains hommes d’église, que le questionnement de la foi, ou les tensions familiales.

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