Séries Mania : Pas si facile la vie d’artiste

Ah, c’était le bon temps… Sans forcément faire l’apologie du bon vieux temps, les séries qui choisissent une époque passée pour point d’ancrage sont en vogue. Je vous propose de vous pencher sur deux d’entre celles présentées à Séries Mania, Le Dégel et Ramses. Elles ont pour point commun de se dérouler en partie dans les années 1960 mais aussi de traiter de la vie d’artistes, d’un côté le cinéma et de l’autre l’univers de la scène.

Le Dégel*** (série russe)
Synopsis : A Moscou en 1961, Viktor Khroustaliev est chef opérateur pour le cinéma. Pour pouvoir réaliser le film testament de son ami scénariste qui s’est suicidé, Viktor va devoir accepter de tourner une comédie formatée qui ne posera pas de problème au régime communiste.

© Marmot Film

© Marmot Film

Avis après les deux premiers épisodes : Le créateur de cette série, Valery Todorovsky, qui est cinéaste, raconte sa vision de l’industrie cinématographique russe dans les années 1960, en pleine Guerre froide. Il propose une reconstitution pointue d’une époque servie par une photographie très travaillée via les couleurs et l’éclairage. Valery Todorovsky fait aussi le choix d’une version plutôt «glamourisée» de cette période, ce qui peut correspondre dans l’imaginaire collectif à la représentation de l’univers du cinéma. Le sujet en lui-même s’annonce passionnant, et l’intrigue est complétée par un triangle amoureux en formation qui, espérons-le, ne prend pas trop de place narrativement par la suite. Le Dégel offre une mise en abyme de l’art de filmer, et ne se prive d’ailleurs pas de nous abreuver d’amples mouvements de caméras sur grue qui prennent leur envol pour surplomber les personnages, ou de travellings.

Ramses*** (mini-série hollandaise)
Synopsis : Cette mini-série biographique présente une partie de la vie du chanteur et acteur hollandais Ramses Shaffy, à partir des années 1950. Tour à tour, il est acteur de théâtre, puis chanteur, artiste de cabaret, ce qui compte le plus pour lui étant sa liberté, quitte à parfois blesser son entourage.
Avis après les deux premières parties (sur 4) : Tout d’abord, chapeau à l’interprète de Ramses qui est convaincant d’un bout à l’autre, dans l’excès comme dans la retenue. Il incarne véritablement cet artiste et sa façon bien à lui et un peu destructrice d’aimer les gens. La manière de filmer la ville d’Amsterdam lui rend justice en respectant ses couleurs, ses spécificités dont ses canaux. En revanche, la plupart du temps, pour les scènes d’intérieur, l’éclairage est laid, les visages souvent dans l’ombre ou surexposés dans les scènes de cabaret. La narration linéaire est contrebalancée par un protagoniste qui reste imprévisible. Les relations entre les personnages sont suffisamment enrichies pour donner de la consistance et permettre l’attachement du spectateur.

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