Le marathon ciné d’août : Lucy, Les Combattants…

Quoi, nous étions déjà le 22 du mois et je n’avais encore vu aucun film. Qu’à cela ne tienne, une seule solution : le marathon ciné du mois d’août. Pour faire dans la diversité, je vous propose un avis sur Lucy, Les Combattants, La planète des singes : l’affrontement, Les gardiens de la galaxie, et Le rôle de ma vie.

LucyLucy, de Luc Besson
Synopsis : Lucy, une étudiante américaine de 25 ans, se retrouve, malgré elle, pourvue de capacités inédites lui permettant de développer l’utilisation de son cerveau à un degré maximum. Que fera-t-elle d’un tel niveau de connaissance et de pouvoir ?

Avis : Luc Besson réalisateur, j’ai adoré jusqu’au Cinquième élément, ensuite j’ai décroché. Lucy renoue avec la capacité du cinéaste à mêler une bonne dose d’action, baston, carambolage, à une réflexion plus vaste enrichie d’émotions. Autre point appréciable en plus d’un Morgan Freeman toujours au top, pour une fois Scarlett Johansson ne minaude pas et se montre tout à fait à la hauteur de son rôle.
Sans être révolutionnaire, le réalisateur sort un peu des chemins classiques en insérant des images du monde animal pour illustrer son propos. Quand Lucy se fait prendre au piège, la scène est entrecoupée d’images de chasse d’une gazelle par des félins dans la savane. Le film est également rythmé par la progression, indiquée en pourcentages dans un insert, des capacités de Lucy.
Accompagnée par la superbe et étrange musique d’Eric Serra, cette histoire aux effets spéciaux soignés vogue droit vers son but sans prendre le risque de nous ennuyer (durée : 1h30). Même s’il ouvre une réflexion sur la condition humaine, ses limites, son évolution, ce divertissement efficace ne prétend pas pour autant nous expliquer la vie. En bref, belle idée et belle réalisation.

les_combattantsLes Combattants, de Thomas Cailley
Synopsis : C’est l’été et le jeune Arnaud approche du tournant de la vie adulte, sans se poser trop de questions. Il rencontre Madeleine, jeune femme obsédée par la préparation à la survie en milieu hostile. Tout les oppose et pourtant la curiosité les anime.

Avis : Entre parcours initiatique et histoire d’amour naissante, le premier film de Thomas Cailley est une belle réussite. Les interprètes principaux, Adèle Haenel et Kevin Azaïs, sont désarmants de justesse dans leur personnage. Peu à peu, le monde autour d’eux disparaît. S’éloignant de leur entourage et de toute trace de civilisation, leur parcours les amène à embrasser à deux une brève expérience de vie à la Robinson Crusoé. Mis en scène de façon touchante et pudique, leur rapprochement les conduit dans une nature à la fois magnifique et menaçante.
Ce récit simple, filmé sans fard, parvient à opérer une transition sans à-coup de la comédie, en passant par la romance, pour finir sur une note plus dramatique qui ne nous laisse pas un goût amer en préférant l’espoir. N’hésitez pas à tenter l’expérience, ne serait-ce que pour la performance des deux acteurs.

La planète des singes : l’affrontement, de Matt Reeves
Synopsis : Si vous avez manqué le début, le mignon petit César est un singe qui a bien grandi et est désormais à la tête d’une véritable société. En face, un groupe d’humains a survécu à un virus et doit faire face à une pénurie d’énergie. La rencontre des deux communautés ne se fait pas sans heurt.Planete-des-singes-affrontement

Avis : Il faut l’avouer, j’ai bien accroché au précédent volet. Tout reprend là où on l’avait laissé ou presque car dix ans ont passé. Grâce à la technique du «motion capture», l’animation des singes jusqu’à l’expression de leur regard est troublante. Elle rend aussi tangible les matières, tel le pelage mouillé des singes sous la pluie. L’organisation en société de ces êtres respecte le fait qu’ils ne sont plus de simples singes mais ne sont pas non plus des humains. De même, le rapprochement de César (Andy Serkis) et d’un petit groupe d’humains n’est pas précipité, et se construit sur la confiance. C’est l’occasion de rappeler que nous ne sommes pour la plupart ni bons ni mauvais intrinsèquement. Si vous aimez les grosses batailles, ce film devrait vous ravir avec une longue séquence consacrée à l’action. Mais les âmes sensibles trouveront aussi leur compte à travers les échanges au sein de la communauté simiesque. La musique de Michael Giacchino enveloppe le tout tantôt dans la douceur tantôt dans une puissance guerrière.

Les gardiens de la galaxie, de James Gunn
Synopsis : Au départ, Peter Quill est juste un mercenaire qui trouve un artefact que tout le monde veut. Au hasard des rencontres et d’intérêts convergents, il forme une coalition avec l’inquiétante Gamora, le nerveux Rocket, raton laveur génétiquement modifié, le placide arbre humanoïde Groot, et le vengeur Drax.gardiens-de-la-galaxie

Avis : Bourré d’humour, ce film de Marvel m’a réconciliée avec une partie des personnages de comics. En fait, je n’étais pas fâchée mais seulement indifférente à leur sort. Rocket et surtout Groot sont particulièrement attachants, tandis que Gamora et Quill introduisent une dose de romance. La bande originale années 1970-80 est une franche réussite et certaines scènes de danse de Quill resteront pour longtemps dans les mémoires. L’univers de ce film est suffisamment bien conçu pour nous entraîner dans l’histoire. C’est une sympathique surprise estivale.

Le rôle de ma vie, de Zach Braff
Synopsis : Aidan, approchant la quarantaine, s’aperçoit progressivement qu’il va devoir changer certains aspects de sa vie. Faire la paix avec son père malade, renouer avec son frère, prendre en main l’éducation de ses enfants, cet acteur en galère a du pain sur la planche. Avec le soutien de sa femme, il amorce un changement de cap.

le-role-de-ma-vieAvis : Le précédent film de Zach Braff, Garden State, remonte à dix ans et m’a profondément marquée. Dans Le rôle de ma vie, on retrouve cette façon si singulière que le réalisateur emploie pour présenter ses personnages et les faire se connecter entre eux. Avec ses choix de musique nostalgique, il sait transmettre les émotions des protagonistes en les reliant au spectateur par de petits détails de la vie de famille. Il a d’ailleurs écrit le scénario avec son frère Adam. Néanmoins, j’ai mis cette fois plus de temps à rentrer dans son univers, peut-être à cause d’une narration parfois un peu décousue. Mention spéciale tout de même pour les apparitions de Jim Parsons (The Big Bang Theory) et Donald Faison (Scrubs).

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2 commentaires pour Le marathon ciné d’août : Lucy, Les Combattants…

  1. scientific12 dit :

    arg… LUCY
    En tant que divertissement il n’est pas si mal…
    Par contre si on ne supporte pas les incoherences comme moi: le film est tout simplement exaspérant au point que j’ai hésité à quitter la salle.

    pour les guardiens de les galaxie le film a respecté mes attentes, mais sans plus
    et le film de zach j’hésite encore a aller au ciné pour le voir…

  2. dingo dit :

    Petite angoisse, je reste sur l’image de Garden State et ne voudrais pas être déçue en tant que fan de Zach Braff !

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